DANA GRUIA DUFAUT, L’AVOCAT DES INVESTISSEURS FRANÇAIS EN ROUMANIE Les grands groupes français du CAC 40 ont construit un pont des affaires entre la France et la Roumanie ces dernières décennies. Leur implantation durable dans ce pays est le meilleur dispositif pour encourager les autres entreprises françaises à y arriver sur ce marché fort en opportunités d’affaires, où le capital français investi est de 2,33 milliards euros.
Pour rendre cette démarche gagnante, Dana Gruia Dufaut, avocate à la Cour d’Appel de Paris et au Barreau de Paris, a installé à Bucarest en 1991 un des premiers cabinets d’avocats d’affaires à vocation francophone pour accompagner les sociétés françaises dans leur déploiement local.


« La Roumanie regorge encore de nombreuses opportunités d’affaires. C’est le meilleur choix de proximité que peut faire un investisseur français prêt à se lancer à l’international. Avec une croissance au-dessus la moyenne européenne (7% en 2017), un marché de 20 millions d'habitants, une fiscalité avantageuse (taux unique de 16 % en IS et de 10 % en IR) et de nombreux d’autres facilités fiscales, une longue tradition industrielle et une vitesse de connexion à l’Internet de top, tout investisseur peut trouver sa place», souligne Dana Gruia Dufaut, avocate d’affaires et conseillère consulaire de la France pour la Roumanie et la République Moldave.
«Pour bien investir, il faut cependant comprendre les spécificités du pays, éviter les faux amis et ne pas penser que si on parle d’un pays européen et francophone en plus, on est comme chez soi». Le marché roumain, quoi qu’attractif devient aussi de plus en plus concurrentiel. Les entreprises doivent bien préparer leur projet, car le retour sur l’investissement est parfois un peu long, entre deux et cinq ans. « Celles-ci doivent être patientes, privilégier l'installation de Français qui connaissent bien l’entreprise, en passant par exemple par les V.I.E., prévoir des budgets pour les allers et retours fréquents entre les deux pays, bien choisir la région où s'installer… Car ici, les infrastructures, notamment en ce qui concerne les transports, ne suivent pas toujours. Il faut donc s'installer dans des bassins d'activités reconnus, même si parfois il existe des tensions sur la main-d'œuvre dans ces régions », observe Dana Gruia Dufaut.
Le marché du travail est sous pression, comme partout en Europe. C’est pourquoi le pays recrute aussi beaucoup d’étrangers, qui doivent être expérimentés, bien formés dans les écoles de commerce ou d'ingénieurs… Ils peuvent connaître ici un développement de carrière exceptionnel. Le message de Dana Gruia Dufaut : « J'encourage vivement les Français à venir s'installer en Roumanie, le pays est agréable, les gens charmants, la communauté française accueillante. Et les niveaux salariaux sont plus intéressants, tout comme la qualité de vie qu'ils permettent d'obtenir! En tant que conseillère consulaire, ou encore en tant qu’administrateur de la Chambre de Commerce Française en Roumanie, j’ai pu constater l’engouement de mes compatriotes pour ce pays. On y vient pour travailler, on y reste parce qu’on s’y sent bien».

Le biculturalisme franco-roumain allié aux affaires

Considéré un îlot de latinité dans un monde slave, la Roumanie est l’épicentre de la francophonie dans cette partie du monde. Les institutions majeures de la francophonie ont choisi Bucarest pour leur cartier général pour être représentées dans l’Europe centrale et orientale. Le français est en recule partout dans tout le monde, sauf l’Afrique. En Roumanie il reste la deuxième langue étrangère la plus parlée par les jeunes, mais l’intérêt est grand et constant. Cela s’explique par la proximité culturelle des deux pays qui est si profonde, qu’on ne peut évoquer les grands moments de l’histoire de la Roumanie sans invoquer aussi la France, ou on ne peut parler des bases du système juridique, de l’organisation administrative du pays, etc. sans découvrir les influences françaises. La francophonie roumaine actuelle est une francophonie héritée, mais aussi choisie de façon naturelle par ce peuple, qui a pris la France pour modèle dans beaucoup de domaines.

Les Roumains sont aussi réputés pour être très doués en langue étrangères. Ils ont une capacité extraordinaire d’apprendre et de s’adapter au nouveau, ce que fait que tout français qui arrive en Roumanie s’intègre naturellement dans la communauté. Notre cabinet est réputé pour sa double culture juridique franco-roumaine de nos avocats. « Nous accompagnons nos clients en amont, lors de l'implantation puis sur le long terme: droit des contrats, de la concurrence, du travail, fusacqs, RGPD, arbitrage, contentieux. Le fait de connaître les règles de droit des deux pays, cela nous permet de mieux répondre aux attentes de ces investisseurs, leur attirant l’attention sur les différences de législation. Leur montrer, par exemple, qu’une forme juridique de Roumanie, qui ressemble à celle qu’on connaît en France peut avoir un contenu différent par rapport à ce qu’on rencontre en France. Cette double culture juridique nous offre un accès plus direct à la jurisprudence française et européenne, ce qui nous aide à mieux couvrir certaines lacunes de la législation roumaine, en offrant une meilleure interprétation des dispositions légales. Enfin, la relation avocat – client français fonctionne plus naturellement, selon la manière dont on traite son dossier et on met en œuvre les règles de déontologie professionnelle », affirme Dana Gruia Dufaut.
Quel que soit le contexte, pour connaître la Roumanie des affaires il faut y aller. Ce pays, qui a pris présidence semestrielle du Conseil de l'UE début 2019, n'a pas fini de dévoiler ses attraits, bien loin des vieux clichés. « Une augmentation du volume des investissements devrait rapidement intervenir. Une vingtaine de grands projets structurants – routes, ferroviaire, aéroports, hôpitaux - sont dans les tiroirs. Enfin, la saison France-Roumanie 2019, outre l’invitation à la redécouverte culturelle qu’elle propose, créera un espace de coopération propice au développement des affaires », pronostique Dana Gruia Dufaut, par ailleurs administrateur de la CCI Française en Roumanie et Conseillère consulaire de la France pour la Roumanie et la Moldavie.

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