Dernière mise à jour: 22 juin 2026
INVESTIR EN ROUMANIE : LE CABINET GRUIA DUFAUT, L'ARCHITECTE JURIDIQUE DES ENTREPRISES FRANCAISES
(Publié dans le Figaro, le 28 avril 2026)
Depuis 1991, le cabinet d’avocats Gruia Dufaut & Associés accompagne des fleurons de l’économie française dans leur déploiement sur le marché roumain. Entre héritage pionnier, expertise biculturelle et enjeux de souveraineté, Dana Gruia Dufaut, Avocate associée, membre honoraire du Barreau de Paris et avocate au Barreau de Bucarest, et Teodora Koletsis, associées, avocate aux Barreaux de Bucarest et Paris, analysent l’évolution de la Roumanie, un pays devenu un acteur industriel structurant en Europe de l’Est.
« On ne vient plus en Roumanie par défaut ou pour des coûts de production bas ; on y vient par stratégie et pour piloter des opérations de pointe dans la durée. »
Le constat de Dana Gruia Dufaut reflète une transformation profonde du pays. Arrivée à Bucarest au lendemain de la chute du mur de Berlin et du régime communiste, alors que le pays reconstruisait son architecture juridique et institutionnelle, Dana a été le témoin privilégié d’une transformation profonde.
Aujourd’hui, avec plus de 4 000 entreprises à capitaux français, dont 38 des CAC40 implantées sur son sol, la Roumanie est l’un des partenaires économiques majeurs de la France en Europe Centrale et Orientale.
Un héritage de bâtisseur : aux origines d’un pont juridique franco-roumain
En 1991, tout était à reconstruire. Le passage d’une économie planifiée à une économie de marché ne se fait pas sans incertitudes. Dana Gruia Dufaut se souvient de cette période où il fallait rassurer les premiers investisseurs : « Il fallait naviguer dans un système en pleine reconstruction, où les règles évoluaient rapidement et où le droit devait encore s’imposer comme référentiel. Convaincre des groupes comme Orange ou Saint-Gobain demandait plus qu’une expertise d’avocat d’affaires en Roumanie ; il fallait une capacité de décodage culturel et une conviction forte dans ce pont entre nos deux nations. »
Trente-cinq ans plus tard, cette double culture juridique constitue l’ADN du cabinet. Inscrit dans les systèmes juridiques français et roumain, il s’appuie sur une continuité générationnelle qui en fait la signature. Cette mission de transmission est aujourd’hui portée par Teodora Koletsis, associée, avocate aux Barreaux de Bucarest et de Paris, qui incarne la nouvelle génération d’avocats biculturels. Elle est également portée par l’équipe d’avocats du Cabinet, dont nombreux sont issus d’une double formation en droit roumain et français, à travers des cursus au Collège d’études juridiques franco-roumain. «Rejoindre le Barreau de Paris était pour moi une évidence. Pour traiter des dossiers complexes d’investissements croisés, il faut une véritable interopérabilité juridique. La proximité des systèmes de droit civil facilite la compréhension. Mais le droit ne se limite pas aux textes. Il se joue dans son application. Nous parlons la même langue que nos clients : celle de la sécurité, de la prévisibilité et de la performance opérationnelle» déclare Teodora Koletsis.
Par ailleurs, insiste Dana Gruia Dufaut, on voit aujourd’hui sur le marché du droit des affaires une approche ultra-segmentés : fiscalité d’un côté, cybersécurité de l’autre. Notre approche est différente. Nous orchestrons ces expertises pour proposer une réponse transversale. « Une multinationale n’a pas besoin de dix avis séparés. Elle a besoin d’une analyse structurée, cohérente, directement exploitable ». Chez Gruia Dufaut, les compétences sont réunies autour du client avec le seul objectif : livrer une solution unique, solide, qui sécurise juridiquement les décisions des investisseurs.
Stabilité fiscale : la clé de la confiance des investisseurs
Dans un environnement politique parfois commenté pour ses tensions internes et dans un contexte européen instable, la prévisibilité s’impose comme un enjeu central. Dans ce cadre le cabinet Gruia Dufaut se positionne comme un point d’ancrage pour les décideurs économiques. L’analyse de Teodora Koletsis est sans ambiguïté : «Ce que redoute l’investisseur, ce n’est pas tant la couleur politique d’un gouvernement, que l’imprévisibilité législative».
En Roumanie, l’enjeu central demeure la stabilité fiscale et réglementaire. Un dirigeant doit pouvoir planifier ses investissements dans la durée, sans craindre une modification soudaine des règles du jeu. « Le droit est un outil de structuration. Il permet de sécuriser les décisions et de réduire les zones d’incertitude. Le droit n’est pas seulement une contrainte ; il constitue le socle de la confiance. Dans cette logique, notre rôle consiste à transformer cette complexité en un cadre lisible et protecteur pour l’investisseur ». Cette exigence de prévisibilité contribue directement à l’attractivité du pays dans des secteurs à forte valeur ajoutée, tels que l’énergie, la santé, l’aéronautique ou la défense.
La Roumanie, hub industriel et enjeu de souveraineté européenne
Le modèle économique roumain s’est profondément reconfiguré. Longtemps dominé par des activités à forte intensité de main-d’œuvre, le pays s’affirme désormais comme un acteur clé dans les chaînes de valeur industrielles européennes. Sa localisation, entre la mer Noire, le Danube et les corridors énergétiques, lui confère un rôle structurant. À cet atout géostratégique s’ajoute un écosystème en consolidation porté par l’ingénierie, les centres de recherche et de développement et la qualité de ses talents. Autant de facteurs qui font de la Roumanie, selon Dana Gruia Dufaut, une destination stratégique pour les investisseurs, offrant de nombreuses opportunités d’affaires et s’imposant comme « l’un des moteurs industriels de l’Europe de l’Est ».
Face à la concurrence de la Pologne ou de la République tchèque, la Roumanie dispose également d’un atout immatériel : une proximité culturelle et linguistique ancienne avec la France. « Il existe une proximité culturelle forte, mais elle doit s’appuyer sur une sécurité juridique sans faille. Le droit accompagne ce repositionnement stratégique en sécurisant les transferts de technologies et les implantations industrielles de long terme », souligne Dana Gruia Dufaut.
Au-delà des apparences : la voix des Français de l’étranger
Également Conseillère des Français de l’Étranger et Présidente du Conseil Consulaire, Dana Gruia Dufaut nous invite à dépasser certaines perceptions réductrices. « Il ne faut pas se laisser abuser par les apparences ou par les raccourcis ». En 2026, la Roumanie est un pays dynamique, solidement ancré dans le projet européen et attractif pour les talents comme pour les investisseurs. Son engagement institutionnel lui permet de rester connectée aux réalités quotidiennes des expatriés, complétant son regard macro-économique d’avocate d’affaires.
Une passion intacte pour le concret
Distinguée récemment par le Barreau de Paris pour son parcours, Dana Gruia Dufaut considère l’honorariat non comme un aboutissement, mais comme une étape. Sa motivation reste liée au concret. « Ce qui me motive après toutes ces années, c’est de voir une idée se transformer en usine, un projet abstrait devenir une réussite industrielle tangible. Il faut aussi dire qu’après 35 ans, la passion ne vient plus des textes, elle vient des personnes. Accompagner des investisseurs en Roumanie n’a rien d’abstrait. Ce sont des parcours, des décisions, des histoires. Des femmes et des hommes que j’ai suivis, et dont certains sont devenus des amis. Cette dimension humaine est au cœur de notre métier. Elle se retrouve aussi au sein du Cabinet. Des collaborateurs sont engagés à nos côtés depuis plus de 20 ans. Une fidélité qui traduit une culture d’équipe forte et un engagement durable ».
Au côté de ses associés, dont Teodora Koletsis, qui représente désormais le Cabinet à Paris, Dana Gruia Dufaut inscrit le développement du cabinet dans une logique de continuité et de projection de l’expertise franco-roumaine. Ensemble, elles accompagnent les entreprises qui font de l’axe Paris-Bucarest un véritable levier de développement. Pour elles, le rôle du cabinet d’avocats Gruia Dufaut & Associés dépasse le simple cadre de conseil juridique : il s’agit d’accompagner des trajectoires d’investissement et, plus largement, de contribuer, dossier après dossier, à la construction européenne. Comme le conclut Teodora Koletsis : « Nous accompagnons des trajectoires européennes, et le meilleur reste à venir ».